Soutenue par la compagnie aérienne Winair, la Nevis to St. Kitts Cross Channel Swim a rassemblé des nageurs venus relever un défi en mer le 28 mars 2026, comme chaque année à la même période. By Agnès Monlouis-Félicité
Soutenue par la compagnie aérienne Winair, la Nevis to St. Kitts Cross Channel Swim a rassemblé des nageurs venus relever un défi en mer le 28 mars 2026, comme chaque année à la même période.
By Agnès Monlouis-Félicité
Sur la carte, Nevis et Saint-Kitts se font face à courte distance. Dans l’eau, la traversée prend une autre ampleur. Le parcours s’étire sur un peu plus de 4 kilomètres à travers “The Narrows”, un passage maritime soumis à des courants changeants. Le départ est donné depuis Oualie Beach, avec une arrivée à Cockleshell Bay, après une progression en pleine mer où l’orientation et la gestion de l’effort jouent un rôle déterminant.
Créée en 2002, l’épreuve a progressivement pris de l’ampleur. Elle attire aujourd’hui plusieurs centaines de participants venus de dizaines de pays. L’édition 2026, qui marquait les 25 ans de la course, a rassemblé près de 500 nageurs, confirmant sa dimension internationale et sa régularité au calendrier.
Si l’organisation s’est étoffée au fil du temps, l’esprit de la traversée reste le même : un format accessible mais exigeant, encadré par un temps limite de trois heures. Les conditions varient selon les années, obligeant les concurrents à adapter leur trajectoire et leur rythme en fonction de la mer.
La dernière édition a mis en lumière trois profils solides. Le Bermudien s’est imposé en 56 min 14 s, en tête d’un peloton dense. Habitué des compétitions en eau libre, il a su composer avec les courants pour prendre l’avantage.
Derrière lui, le Néerlandais Michel Heijnen a terminé en 1 h 00 min 14 s. Figure expérimentée de la discipline, il confirme sa constance sur ce type d’épreuve.
La troisième place revient au Français Théo Estasse, originaire de Saint-Barthélemy, avec un temps de 1 h 01 min 01 s. Habitué des circuits internationaux, il s’inscrit dans une progression régulière face à une concurrence relevée.
Ces écarts resserrés traduisent le niveau d’exigence de l’épreuve. La traversée propose une approche directe du territoire : avancer en mer, ajuster sa ligne, puis voir apparaître progressivement la côte opposée.
Art Issue #17 FR